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10 petites choses à avoir à l’esprit en Inde – 2/2

Il y a quelques jours je vous ai posté un article « 10 petites choses à avoir à l’esprit en Inde » dans lequel je vous livrais 5 premiers petits tips de voyageurs (qui visiblement vous ont bien plu) (merci, au passage, pour l’accueil réservé à cet article). Voici les 5 suivants. (5+5…) (je crois que le compte est bon !)

  1. Ne pas comparer

Ca peut vous sembler une simple remarque de bon sens mais « L’Inde c’est pas la France » (sans blague). Donc oui, en général, ça on le sait très bien, que ce soit au moment où l’on décidé d’y mettre les pieds, quand on achète son billet, et même quand on arrive sur place. Mais ce qu’on sait peut être moins, c’est le niveau de différence entre les deux pays. Car oui, ça peut surprendre, et pas de manière légère. A mon sens vous pouvez avoir visionné tous les documentaires / lus tous les livres / vus tous les films possibles et imaginables au sujet de l’Inde, de ses coutumes, des indiens, la surprise restera intacte à votre arrivée. Que ce soit en bien ou non d’ailleurs (car oui, on peut être agréablement surpris de certaines de ces différences) (au niveau relationnel avec les habitants par exemple) (les indiens, ces petits amours). S’il y a une règle d’or pour ne pas subir votre temps passé là bas, c’est bien de ne rien comparer avec les repères français / européens / occidentaux que vous avez. Oui, c’est différent, TOUT est différent même, à peu de choses près. Et passer votre temps à considérer que “c’est bien mais c’est pas la France”, “au moins en France…”, “et si on était en France…” oui, mais vous n’y êtes pas justement. Alors ne pas comparer ça semble facile dit comme ça, forcément. Parce qu’on a nécessairement envie de se rapporter à ses ancrages, à ses repères, et qu’on ne peut jamais vraiment s’en détacher et évoluer libre d’eux. Mais pourtant, j’ai l’intime conviction que cette absence de comparaison conduit à de bien meilleures surprises que son inverse. Apprécier les choses sans référence, sans tentative de rapprochement, pour ce qu’elles sont. Et vous laisser surprendre pour vivre une expérience la plus authentique possible. Attention, je ne vous livre pas ici le conseil miracle qui fera aimer l’Inde à tous les voyageurs qui s’y aventureront, surement pas. Je ne remets absolument pas en cause le fameux “l’Inde tu aimes ou tu détestes” auquel j’ai fini par croire (vous savez évidemment de quel côté je me positionne à cet égard). Je prends juste le parti qu’accepter un détachement total de sa zone de confort initiale est peut être une des nombreuses solutions possibles pour un peu plus de tolérance et d’appréciation des pratiques qui pourraient vous surprendre / choquer / perturber sur place.

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  1. Opération oppression

D’après ce cher Wikipédia, l’Inde comptait en 2015 1,26 milliards d’habitants (soit 1 260 000 000 habitants) (écrit comme ça ça fait toujours bien plus impressionnant je trouve). On est d’accord, ça en fait du monde, à loger, à nourrir, mais aussi à se déplacer par exemple. Ça serait vous mentir que vous dire que nous n’avons jamais senti cette sensation d’oppression dans les rues d’Inde, c’est faux. Que ce soit dans Old Delhi (la partie “ancienne” de Delhi), ou même dans le quartier des Bazars à Bombay, c’est une sensation que vous retrouvez de manière récurrente en vous promenant en Inde. Mais j’aurai presque envie de vous dire qu’à ciel ouvert, elle en devient plus tolérable. Un petit côté claustrophobe moi ? Peut être. Tout ça pour vous dire qu’à mon sens, là où vous risquez de vous sentir le plus étouffé par le monde qui vous entoure, c’est probablement dans les transports en commun. Bus, métro, train au menu. Dans les trois cas, attendez vous à devoir potentiellement vous battre pour entrer, et suffoquer une fois parvenu à l’intérieur. Des voyages en transport, on en a fait, assis par terre, pliés en douze dans un coin de wagon, mal assis sur notre banquette finalement partagée avec de parfaits inconnus. Même si ça nous a fait râler à chaque fois, avec le recul, je n’en retiens que le folklore de la situation, et cette sensation d’être une particule parmi des millions, de se sentir si petite entourée de tant de monde. En revanche, à aucun moment je ne me suis sentie en insécurité. En dépit de tout ce que l’on peut voir, lire ou entendre sur le fait d’être une femme, une touriste de surcroît, dans les transports en commun indiens, j’avais cette intime conviction que vu la gentillesse de la majorité des indiens que nous avons rencontré, il ne pouvait rien m’arriver si j’étais entourée par 5 millions d’entre eux. Naïveté ou non, on dirait que le karma a tenu à me suivre dans cette intuition car je n’ai à mon actif aucune mésaventure en la matière à vous raconter (hormis les jours de retard accumulés au fur et à mesure de nos déplacements, mais à nouveau, ça fait partie de l’aventure).

Métro Indien - New Delhi

 

  1. Sur ma route

Peut être la source de mes plus grandes frayeurs au cours des 4 mois passés en Inde : LA ROUTE ! Vous avez forcément en tête deux trois situations dans votre pays d’origine où vous vous êtes dits que “merde ça aurait pu mal finir” pour x ou y raison. Sans caricaturer pour un sou (expression non utilisée depuis 1950), ça risque fortement d’être votre réplique quotidienne si vous vous déplacez en voiture / bus / moto en Inde. Quand trois voies en deviennent six, que les rétros n’existent ou ne servent pas, que les animaux traversent ici ou là, que les tuktuks et autres chauffards locaux se faufilent entre les autres véhicules (à la limite de vous arracher le bras que vous avez osé poser à l’extérieur de votre rebord de carreau), j’enpasseetdesmeilleures. S’y ajoutent les arrêts en pleine autoroute et traversées en courant des quatre voies qui vous séparent de l’autre côté que vous devez rejoindre. BREF. Avoir le cœur bien accroché et des jambes qui courent vite seront vos meilleurs alliés.  

Back to Paris avec Renault - Auto Expo - BIMTECH

Petit embouteillage - Route pour Fatepur Sikhri

  1. Les amoureux qui s’bécotent sur les bancs publics

Vous comme moi, on a tous en tête des scènes de vie quotidienne ou de films suuuuuper cheesy d’amoureux qui se glissent des bisous dans le cou, et à qui on a envie de dire que “c’est mignoooooon”. Oui, mais non, pas en Inde. Gardez vos distances si vous voyagez avec votre amoureux, ou si vous en dénichez un sur place (pourquoi pas après tout), sachez que les Indiens sont traditionnellement très pudiques, en public en tout cas, et que vous les verrez rarement se lécher la pomme à la vue de toutes et tous dans des lieux publics. Se tenir la main oui, se faire quelques câlins gentillets pourquoi pas, mais on arrête là le lot des festivités amoureuses (à nouveau ça peut vous sembler n’être que du bon sens, et tant mieux). A moins de ne tenir à tout prix à vous attirer leurs regards consternés, voire agacés, et de ne faire qu’exhiber un peu plus encore votre statut de touriste ignorant des us et coutumes locaux

  1. Los Mosquitos(*)

(* : les moustiques)

C’est la guerre. Ou l’histoire d’une lutte sans fin, que (vous me pardonnerez le spoil) vous ne remporterez surement pas. Les moustiques indiens, ou ces légionnaires qui n’ont que faire de votre spray-anti-moustique-super-puissant que vous avez payé un demi bras en pharmacie, ou du diffuseur que vous n’oubliez jamais de brancher dans votre chambres d’hôtels. Non non, nous parlons ici d’une espèce qui n’hésitera pas à attaquer là où ça semble impossible – par dessus le jean, sous votre couette, sous les cheveux, et j’en passe. Un attroupement de petits animaux vicieux qui vous feront craquer jours après jours, nuits après nuits, et que vous trouverez partout dans le pays, malheureusement. Et à l’image de la population indienne, ils sont partout, et très nombreux. Voilà, c’est dit.  Je n’ai d’ailleurs aucun remède à vous fournir en la matière, revenue à la maison avec des traces de piqûres en veux-tu en voilà sur tout le corps. Simple action de prévention disons. Force et honneur les amis ! 

C’est donc sur ce deuxième épisode de « cloclol’aventurièreamiedesanimaux » que je conclus ce « top 10 » des choses à avoir à l’esprit en Inde. J’espère que cette série d’articles vous a plu, pour ma part j’ai adoré la rédiger, et ça m’a donné plein d’idées d’autres petits « tops » à venir.

On repart en road trip dès demain dans le prochain article, direction….Pondichéry !

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