BE READY

Le jour où…

Je me rappellerai toute ma vie du jour où, pour moi, “ce fut l’Inde”. Partir en Inde, en tant qu’étudiante. Pas en tant que touriste, pas en quête d’un voyage initiatique qui me révélerait une partie de ma personnalité enfouie au plus profond de mon être, non, pour étudier. Et pour y vivre, le temps de quelques mois. J’aurais tout aussi bien pu m’envoler pour la Thaïlande, la Malaisie, la Russie, le Brésil, que sais-je. Mais pour moi tout était clair, c’était l’Inde, ou rien.

L’Inde j’en avais pas mal entendu parler. La première fois quand j’étais en classe préparatoire où une nana était venue nous raconter son échange là bas. Puis par mon parrain qui est allé y passer un petit moment pour son travail. Et allez savoir pourquoi, ces deux aventures avaient suscité un sacré truc en moi. Assez pour que LE jour où il a fallu choisir, je n’ai pas hésité une seconde : je veux l’Inde, je veux New Delhi, en Inde. Et ce fut réglé. 10 secondes dans le bureau de l’international pour confirmer que 9 mois plus tard je m’envolerai pour ce pays qui m’excitait et me faisait envie plus que tout autre.

Puis il a fallu annoncer la nouvelle, à ma famille et à mes amis. Sans jamais avoir réellement partagé cet engouement pour ce pays, mes parents savaient que j’y pensais depuis un moment, et ce ne fut pas une surprise quand au bout du fil je leur hurlais “JE PARS EN IIIIIIINDE” (+cri hystérique qui va avec). Ca a été quelque peu différent pour le reste de mon entourage, ça faisait sourciller les uns, suscitaient le pourquoi des autres. Au final je suis peut être la seule à ne jamais trop m’être demandée “pourquoi”. Parce que. C’est comme ça. Et pourquoi pas. J’avais envie. Et c’est sans regret.

J’avais envie de vivre l’Inde. Et justement pas en tant que touriste, vadrouillant d’hôtels en restaurants pendant le temps de mon séjour. Vivre comme une indienne (même si on n’est jamais vraiment indienne quand on débarque avec notre peau blanche et nos cheveux blondinets). Mais ce que je voulais avant tout c’était de tenter une immersion la plus totale dans ce pays qui vit plus fort, plus bruyamment, plus rapidement que celui qui est mon pays natal, la France. Rencontrer des locaux qui nous raconteront son histoire, qui nous montreront comme ils le vivent, qui nous en feront comprendre certaines complexités internes, même si eux-même parfois s’y perdent quand ils en parlent.

J’ai lu beaucoup d’articles de ressentis de personnes qui ont voyagé en Inde, positifs pour certains, mais tellement négatifs pour d’autre. Cette fameuse maxime de “l’Inde tu adores ou tu détestes” que j’ai du entendre environ 7234 fois avant de partir, et même sur place. A ce jour,  rentrée de mon expérience là bas, j’ai encore quelque peu de mal à concevoir qu’on ne puisse pas apprécier un pays comme l’Inde que j’ai aimé et continue d’aimer, d’amour, et pour toujours j’ai envie de vous dire.

En livrant mes premières impressions aux proches que j’ai revu en reposant les pieds en France, on m’a souvent dit “peut être que tu t’étais juste mieux préparée”, “en même temps tu avais surement pris beaucoup de temps pour te documenter sur ce qui t’attendait, non ?”. NON. Justement pas. Allez savoir pourquoi, mais ça ne me disait pas, de me documenter, et de me préparer (outre ma valise de 3 tonnes et demie que j’ai eu du mal à fermer à l’aller mais encore plus au retour). Et ça veut dire quoi se préparer d’abord ? Avaler toute la partie “culture” des guides que vous trouvez ? Vous mater 500 films de Bollywood ? Lire l’intégralité des best sellers de la littérature indienne ? Partir à la recherche de tous les documentaires que vous trouverez sur  le pays, ses bons et ses mauvais aspects ? Et pour en faire quoi au juste ? Des images figées et des a priori qui dénatureront vos premiers contacts avec le pays. C’est du moins ma conception des choses, tel que je l’ai ressenti (ceci n’engage donc que moi, chacun sa façon d’entreprendre de telles expériences). Je ne m’attendais à rien sur ce pays. J’avais envie de l’aimer. Et mes amies qui y avaient voyagé avant moi n’avaient de cesse de me répéter que “tu verras, c’est un pays pour toi”. Et peut être que c’était ça la meilleure préparation que j’ai reçu. La confirmation officielle que malgré certains retours négatifs que j’avais aussi eus jusque là, il était possible d’AIMER l’Inde.

J’y suis donc arrivée neutre de tout préjugés et c’est peut être ce qui m’a le plus servi dans cette expérience. Et j’en suis tombée amoureuse (palapapa papalapa).

Indispensables en poche - Airport - Paris

Voilà pour l’Inde. La boucle est bouclée, une page se tourne, je pense que je vous en ai assez parlé et pour ainsi dire presque tout dit, au moins sur ce que j’y ai vécu et ressenti pendant quatre mois. Place à de nouvelles expériences, de nouveaux voyages, de nouvelles choses du quotidien plus banales aussi.

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